
L’administration Trump a de nouveau saisi dimanche la Cour suprême pour obtenir l’autorisation d’imposer de nouvelles restrictions sur les bulletins de vote par correspondance avant les élections de mi-mandat.
Cette démarche intervient après qu’une juge fédérale a bloqué les nouvelles règles et prolongé une ordonnance empêchant le service postal américain de faire appliquer le décret de Donald Trump pour les élections de novembre.
L’administration souligne que les États ont déjà commencé à envoyer les bulletins. La Caroline du Nord a lancé le processus, tandis que l’Alabama doit commencer le 9 septembre et au moins cinq autres États durant la semaine du 13 septembre.
Le procureur général des États-Unis, John Sauer, avertit que chaque jour supplémentaire sous injonction risque de créer « confusion et chaos », alors que les enveloppes déjà entrées dans le circuit postal ne peuvent plus être récupérées.
Il s’agit de la troisième fois que l’administration demande à la Cour suprême d’intervenir. La haute juridiction a jusqu’ici permis au projet d’avancer, sans toutefois statuer sur sa légalité.
L’enjeu est majeur pour les élections de cette année, qui détermineront notamment le contrôle du Congrès. Près d’un électeur américain sur trois vote par correspondance.
Les États démocrates et les organisations de défense du droit de vote estiment que ces changements sont anticonstitutionnels, tandis que les responsables électoraux affirment ne pas disposer de suffisamment de temps pour adapter leurs systèmes.
L’administration Trump défend ces restrictions comme des mesures de bon sens relevant de son pouvoir de réglementation du courrier.
Donald Trump cherche depuis longtemps à limiter le vote par correspondance, bien qu’il utilise lui-même régulièrement cette méthode. Il a également accusé à tort le vote par correspondance d’avoir contribué à sa défaite face à Joe Biden en 2020, en relayant des allégations de fraude sans fondement.
Source: NewsMax – Read the original Article
